Les 69 coups de coeur de Nice Autrement

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Présentation de l’opération « coups de coeur » à la presse
vendredi 29 février

Une liste composée pour une élection municipale, ce ne sont pas seulement des candidats, ce sont des hommes et des femmes qui vivent dans une ville, qui l’aiment, et, durant cette journée du 1er mars, ils se sont rendus sur leur lieu « coup de coeur » pour y faire campagne.

Patrick Mottard, accompagné de Clotilde Gimond à la caméra, et de Laurent Flipo puis Antoine Juszczak au volant, sont allés leur endre visite aux quatre coins de la ville.

Voici comment ils parlent de leur lieu de prédilection.

En vidéo ici, et plus loin en détail:

 

Les colistiers de Nice Autement aiment leur ville
et ils le disent…

1 – Patrick MOTTARD
Résidence l’Arc en Ciel, Pasteur
Quarante-deux ans. Quarante-deux ans déjà.
L’Arc en Ciel n’a pas changé.
Immeuble-quartier au cœur de Pasteur, il égraine toujours son chapelet de constellations : Croix du Sud, Grande Ourse, Astrée, Gémeaux…
Dans les années soixante, années béton, années pognon, un seul promoteur avait à Nice la tête dans les étoiles et ce fut le nôtre.
Regroupés en deux ailes perpendiculaires, les trois cent soixante logements prolongés par leurs trois cent soixante balcons convergent toujours vers la cour intérieure, celle de nos rires et de nos jeux.
Le jardin, l’asphalte rouge, les enfants au teint mat, les voitures du dimanche… Rien n’a changé.

2 – Clotilde GIMOND
Hôpital Lenval, Promenade des Anglais
Mon choix « coup de coeur » s’est imposé comme une évidence : c’est Lenval sur la Promenade. D’abord parce que mon fils y est né. Ensuite parce que la Promenade a été, pendant des années, un lieu de promenade familiale, et mon fils y a appris à marcher, puis à courir. Depuis quelques mois, on y revient, pour courir et faire du vélo justement. On dit que la Prom c’est toujours pareil mais ce n’est pas vrai. La couleur de l’eau, du ciel, les gens de passage, touristes comme niçois, tout cela change en permanence. Et à chaque fois que je passe sur la Prom, le week-end ou au retour de vacances, je regarde Lenval avec beaucoup d’émotion…

3 – Pierre LAIGLE
Ancienne école du Monastère de Cimiez
C’est l’école que j’ai fréquenté enfant. Mon chien, qui était incroyable, venait me chercher régulièrement à la sortie. L’école a disparu, mais les bâtiments sont toujours là. On doit y installer une crèche. C’est bien.

4 – Céline LACROIX
La Promenade des Arts
Comment proposer des activités culturelles aux enfants, qui les réjouissent et leur donnent envie d’exciter toujours plus leur curiosité ? Avec cette petite idée que l’art contemporain est une introduction ludique à l’art et à la pratique muséale…
C’est parti pour le MAMAC !
Et ça fonctionne, des sentiments se mêlent, l’intérêt, l’émerveillement, le rire. L’art fait son petit effet ! Il y a aussi le bâtiment, objet d’art en soi, tout autant qu’espace de jeu ; la distribution de l’espace offre aussi la joie de courir dans les coursives… et le jardin sur le toit !
Du plaisir à tous les étages.
C’est sur une passerelle extérieure, alors que les enfants mettent des mots sur ce qu’ils viennent de voir : les objets étranges, les accumulations, les formes et les couleurs, qu’un coup de vent emporte le petit chapeau de ma fille.
Tout à coup, ce petit chapeau bleu qui tournoie dans le vent, accompagné des cris et des rires des enfants, se transforme en objet d’art. Une tâche bleue s’élève, légère, aérienne, libre, puis se précipite et s’écrase au sol, tout en restant protégée par l’enceinte muséale.

5 – Lucien FOUQUES
Las Planas
J’y vis depuis 40 ans avec Annie ma femme. Mes deux filles, Laurence et Hélène ont fait ici leur scolarité de la maternelle au collège Jean-Henri Fabre. Parents d’élèves, nous avons, avec les enseignants, établi des relations de confiance tout en suivant attentivement les parcours scolaires des enfants et les évolutions de l’école. Une vie animée dans le quartier avec l’organisation des sorties du mercredi pour les enfants, à la neige l’hiver, à la mer ou la campagne pendant la belle saison.
Il y a eu aussi les batailles politiques et électorales de la gauche contre les droites locales, de la dynastie Médecin au maire actuel, avec des périodes où le PC bien implanté dans cette cité ouvrière et populaire réalisait ses scores historiques.
Juché sur une belle colline caressée par le soleil du levant au couchant, le quartier n’est plus tout à fait dans la ville. Au milieu des oliviers et proche des serres où fleurissent les oeillets de Nice, il dégage un agréable sentiment de bien-vivre. Ne vous étonnez plus dorénavant si vous vous aventurez sur ces hauteurs, d’être enivrés par les parfums qui le traversent.
Au terminus des bus, devant la table d’orientation toute récente pour la construction de laquelle notre ami Jean-François Knecht avait emporté la décision de la municipalité, on peut contempler Nice en appréciant ses contrastes et ses couleurs, à l’image de sa population.
Allez, après cette excursion, vous aussi, vous aurez un coup de coeur pour ce quartier.
Au bistrot d’en face, devant un rosé bien frais, longtemps vous vous interrogerez sur ce qui vient de vous arriver.

6 – Zineb DOULFIKAR
La Promenade des Anglais
Je suis arrivée de Paris à Nice le 3 janvier 1993. Malgré le temps très froid cette année-là, il y avait un soleil magnifique. C’est le premier endroit que j’ai découvert en arrivant de l’aéroport et j’en suis tombée amoureuse. A ce moment, je me suis dit : c’est là que j’ai envie de vivre. Et depuis, chaque fois que j’ai le bourdon ou que je suis triste, c’est seulement là que je me sens bien, et je retrouve le moral.

7 – Christian Depardieu
La Réserve
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Un escalier, quelques rochers, un haut mur de pierre face au soleil d’hiver scintillant, bien en face…
L’eau claire. Le bain de mer l’hiver n’y est même pas un exploit.
La ville si loin si proche, un lieu hors du temps, préservé jusqu’à quand ?

8 – Dominique BOY-MOTTARD
Restaurant « Les Palmiers »
Une institution qui a rythmé la plupart des fêtes familiales ; combien de communions, anniversaires, mariages, anniversaires de mariage, se transportaient dans ce lieu ? Souvenirs émus quand je pense à tous ces visages qui m’entouraient alors et dont beaucoup ont aujourd’hui disparu. J’y revois mon père valser pour la dernière fois avec ma mère, sous la véranda où nous étions réunis pour son 80e anniversaire. J’y revois les amis réunis par Patrick pour mes 50 ans.
Mais ce qui est merveilleux avec ce lieu, c’est qu’il n’est pas seulement pour moi empreint de nostalgie. C’est là que j’y ai fêté en 2005 ma victoire à l’élection du 7e canton avec tous les vrais amis qui m’avaient accompagnée dans cette belle bataille. Leurs yeux – et sans doute aussi les miens – pétillaient de bonheur.
Et chaque fois que je monte l’escalier pour passer le seuil du restaurant, toutes ces images reviennent, tous ces proches m’accompagnent.

9 – Sami CHENITI
Jardin Normandie-Niemen, boulevard Delfino
A l’aube du nouveau millénaire, c’est là que j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse. Et alors que tout le monde ne se préoccupait que du bug informatique du passage à l’an 2000, moi je ne pensais qu’à l’avenir que j’allais construire avec la femme de mes rêves.

10 – Laurence BENHAYOUN
Piscine Saint-François, Vieux Nice
J’y pratique la natation avec le club de la Semeuse depuis quelques années. Et j’aime pratiquer ainsi un sport dans une structure municipale au cœur de Nice. Et puis, cette place est toujours animée et vivante avec ses commerces, le marché le matin, la Bourse du travail…

11 – Joël SIMON
La Promenade des Anglais
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Dans le cadre de la lutte contre le Front National, nous avons réalisé, sur la Promenade des Anglais, le plus gros bouquet du monde. C’était en face de ce qui est devenu l’Espace Jacques Cotta, lieu hautement symbolique de la gauche niçoise.

12 – Françoise SABATINI
Le Cours Saleya
Le Cours Saleya a ma préférence, avec son animation incroyable, quel que soit le moment de l’année.
J’adore flâner à travers les stands de brocante les lundis et y retrouver les sourires de ceux et de celles qui, régulièrement, viennent proposer leurs objets, leurs créations, avec tant de passion.
Et puis les autres jours, le marché, où les odeurs de fleurs se mélangent avec délice aux odeurs des fruits et légumes. La gentillesse des commerçants qui nous accueillent avec un petit mot et du soleil dans la voix, et qui, à force de nous voir, se souviennent de nous.
J’aime cette ambiance, qui me fait tout à coup retomber en enfance, et déambuler ainsi au milieu d’un paysage loin du bruit et de la pollution de la ville.
Et puis j’aime ensuite aller m’installer à la terrasse d’un de ces nombreux cafés qui jonchent le cours, et regarder, tout en prenant un café, le plaisir de ces dizaines de personnes qui, comme moi, mêlant le plaisir et l’agréable à la nécessité du quotidien, ont des étoiles dans les yeux, et retrouvent un instant de bonheur qui leur fait oublier la morosité de leur quotidien.

13 – Jean MONTOYA
Les studios de la Victorine
Le lieu auquel je pense, quand j’évoque le patrimoine de la ville, est sans doute représenté par les studios de la Victorine, lieu de création et de mémoire du cinéma, l’une des grandes passions de ma vie.

14 – Irène LE BLOND HENNER
Clinique Sainte Geneviève, rue Depoilly
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Hugo y est né en octobre 1995 et elle a fermé en janvier 1996. C’était l’une des plus anciennes maternités de Nice qui a vu naître plusieurs générations de Niçois. C’est une très jolie bâtisse au fond d’une impasse, qui a été rénovée et transformée en résidence.

15 – Paul VAUTEL
Saint Antoine-Ginestière
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Mon quartier…

16 – Anik LE LIBOUX
Saint Antoine-Ginestière
Après avoir galéré dans trop d’agences immobilières, je suis arrivée par hasard chez Ginestimmo à Saint Antoine-Ginestière où un sympathique agent immobilier m’a trouvé l’appartement que je cherchais.
J’ai découvert un quartier de Nice que je ne connaissais pas, et des Niçois des plus agréables, M. Livet et M. Aonzo, avec lesquels je suis restée en relation.

17 – Laurent FLIPO
Piscine Jean Médecin
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18 – Marie-Anne MEYER
La ville entière !
Pas de coup de cœur pour un lieu particulier de Nice mais pour la ville entière. J’y habite depuis trente-cinq ans, toujours avec le même bonheur. J’y découvre à chaque coin de rue ou de ciel, la joie d’y vivre. C’est pour cela que j’ai choisi Patrick Mottard pour la diriger : de tous les candidats, c’est lui qui la connaît le mieux.

19 – Richard MARTINEZ
Parc Carol de Roumanie
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En souvenir du temps passé avec Camille à la sortie de l’école maternelle, dans la continuité de ce que l’on faisait au parc Montsouris à Paris.

20 – Sophie-Aurore ROUSSEL
Les jardins du Monastère de Cimiez
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Quand mes grands-parents s’installèrent à Nice, j’avais deux ans. La « belle endormie » devint mon séjour de vacances privilégié. Tous les samedis de vacances, nous quittions la rue de Dijon pour « aller aux mariés ». Nous arpentions les allées de la roseraie en admirant, commentant les différents cortèges.
Bien des années plus tard, alors que notre première fille venait d’annoncer sa venue prochaine, ce fut en me conduisant dans les allées de cette même roseraie que mon futur époux me persuada de quitter mon séjour berlugan pour la colline niçoise. Mariés dans le Var, nous ne posâmes jamais devant les rosiers du jardin, mais aujourd’hui nos trois filles s’y promènent, y jouent avec leurs amies… et guettent dès le mois de mai les klaxons des cortèges pour se rendre à toutes jambes au jardin, regarder les mariés !

21 – Valentin MOUANFOULOU

Avenue Jean Médecin
C’est là, entre Nice Etoile et le cinéma le Pathé, que j’ai rencontré ma femme en août 1979. Cela fait presque 29 ans qu’on se remémore ce merveilleux souvenir…

22 – Frédérique GATTI
La Promenade des Anglais
C’est ce qui m’a le plus marqué, en arrivant en 1999 de Paris : tous ces palmiers !

23 – Antonin COLOMBO
Rue Justin Montolivo
Mon coup de coeur, parmi tous, est certainement le quai Lyautey, plus précisément la rue Justin Montolivo.
D’une part, le quai est une artère irriguant la ville dont le centre est une promesse. Mais surtout, c’est le premier endroit qui m’a tendu les bras lors de mon arrivée à Nice.
C’est ici, arrivant de ma Provence natale, que je suis devenu Niçois, un jour d’octobre 1988 en m’y installant après avoir succombé au charme d’une merveilleuse Niçoise. Il est vrai que le long de la voluptueuse courbe de la Baie des anges, les femmes ont un regard aussi brûlant que le soleil qui nous inonde tout au long de l’année.
Depuis ce jour, Nice est devenue mon port d’attache. Ancré par ma femme, j’y suis maintenant solidement arrimé par mes enfants, nés sur cette terre bénie des dieux.
C’est pour toutes ces raisons que Niçois d’adoption me voila devenu Niçois amoureux et dévoué à sa ville, et prêt à lui rendre autant que tout ce qu’elle me donne.

24 – Michelle ALBERTELLI-BARON
La passerelle du Paillon
Elle se trouvait près de l’actuel lycée Guillaume Apollinaire, mais est aujourd’hui démontée. J’y ai de beaux souvenirs d’enfance.

25 – Jean-Paul TIZANÉ
Ecole de Caucade, avenue Sainte Marguerite
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Mon dernier poste…

26 – Marianne BERLINER

Le marché de la Buffa
J’allais y faire les courses le mercredi matin, avec ma grand-mère.

27 – Christophe MAZZA
Le parc Chambrun
C’est le lieu qui a bercé et accompagné toute ma jeunesse. A la sortie de l’école, c’est là qu’on m’emmenait pour jouer avec mes jeunes copains dans le bac à sable. Plus tard, c’est là que j’ai passé un temps fou à faire des glissades et jouer autour du Temple de l’Amour avec mes potes. Batailles de pistolet à eau, courses-poursuites et tant d’autres jeux. C’est dans ce parc que j’ai appris à faire du vélo. C’est là aussi qu’on jouait, après le collège, aux aventuriers, dans les allées et espaces cachés. Nous y avions trouvé des lieux hors d’atteinte du grand public, cachettes où nous nous réunissions pour discuter, rire et plaisanter.
Bref, c’est un lieu qui a accompagné toute ma scolarité, de la maternelle au collège, un lieu polymorphe, une oasis au milieu de la ville.
Un lieu qui reste, aujourd’hui encore, à part dans mon cœur et que je veux voir perdurer, non seulement pour moi mais pour tous ceux qui viendront en découvrir la douce magie.

28 – Elia PERRINA
La place Garibaldi
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Un petit coin d’Italie en plein cœur de Nice, qui est un hommage à l’un des personnages les plus célèbres de l’histoire de mon pays.
Fils d’une famille d’immigrés génois, Garibaldi fut d’abord un farouche opposant au rattachement du comté de Nice à la France. Ni Français, ni Italien, mais Niçois avant tout ! Mais il a préféré ensuite Nice française et républicaine à Nice italienne mais monarchiste. A la suite du rattachement de Nice à la France, cette place acquit son appellation actuelle pour honorer, de son vivant Giuseppe Garibaldi.
Pour moi, il représente bien tous les Italiens, mais aussi tous les immigrés de n’importe quelle nationalité, qui ont dû quitter leur pays d’origine pour chercher fortune ailleurs et qui ont réussi à bien s’intégrer dans leur pays d’adoption, sans pour autant oublier leur pays d’origine.
Une immigration peut-être pas choisie, mais réussie !

29 – Salah BELATI
Parc de l’Université de Valrose
C’est le premier endroit que j’ai fréquenté à Nice quand j’y suis arrivé en 1983 pour faire mes études.

30 – Elsa CUFFI
Valrose
Le lieu de mon enfance.

31 – Samuel ALIÉ
Saint Sylvestre
C’est dans ce quartier populaire et convivial que nous avons élu domicile lorsque nous nous sommes installés à Nice, il y a dix-huit ans de cela, ma famille et moi. Nos voisins y étaient si accueillants et serviables que nous avons conservé avec eux, malgré les années et l’éloignement physique, de solides liens d’amitié. C’est pour cette raison que ce quartier occupe, depuis cette lointaine époque, une place spéciale dans mes pensées : il incarne à mes yeux les valeurs que je considère comme essentielles dans ma vie quotidienne : le respect, la sincérité et l’entraide…

32 – Anne-Marie PUPIER
La margelle du puits du jardin du Monastère de Cimiez
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Cet endroit me rappelle mon île, la Réunion, et c’est aussi le lieu où mon mari et moi avons scellé notre union.

33 – Bernard GAIGNIER
La Cité Universitaire Jean Médecin
Ancien chemin de la Lanterne… C’est là que j’ai habité pour la première fois à Nice. C’était en octobre 1967. Quelques mois après, c’était Mai 68… J’avais la chance d’avoir une chambre dans un étage élevé qui me donnait droit à une vue sur la mer… et un angle de la Promenade des Anglais. Que de soirées à cette fenêtre à découvrir cette vue ! Au-dessus, c’était la campagne où nous allions pique-niquer parfois sous les oliviers.
Pour la première fois, je vivais ma vie seul, loin de ma famille. Pour la première fois, j’ai découvert l’action collective… Avril 1968… et les manifestations pour obtenir le droit de recevoir des visites féminines, actions engagées dans toutes les cités de France et qui allaient déboucher sur l’immense mouvement de contestation.
La manifestation des Corses fêtant l’anniversaire de la bataille de Ponte Novu et hissant un drapeau à la tête de Maure sur la petite place centrale… Qui m’aurait dit à cette époque que quarante ans plus tard de hautes fonctions administratives m’emmèneraient à y travailler ?
Aujourd’hui, souvent, quand je passe en scooter dans le coin, en allant chez moi, un peu au-dessus, je fais un petit tour dans ce lieu qui, même si tout s’est « buldinguisé » autour, n’a pas changé.
Je revois le « gamin de dix-neuf ans » qui découvrait la vie… et la Révolution dans ce bel écrin.
Quarante ans après, Nice est toujours ma ville, même si des raisons professionnelles m’en éloignent de temps en temps.
Mon désir de faire bouger les choses et mon indignation devant l’ordre injuste de choses demeurent, d’où mon engagement politique continu depuis cette époque (même si le gauchisme des origines s’est estompé, confronté à la réalité de le vie…). Mon engagement dans le combat municipal avec Patrick Mottard avec qui je partage tant de combats depuis vingt ans n’en est que la suite logique !

34 – Michèle FIFRE
Les Grands cèdres, Fabron
C’est la résidence dans laquelle nous avons aménagé lorsque je suis arrivée à Nice à l’âge de huit ans. Un endroit chargé de souvenirs de jeux, en toute liberté, dans le parc de la résidence.

35 – Vincent GIRAUD
Rauba capeu
Cette liaison entre la Promenade et le port est pour moi un véritable enchantement du bord de mer. Ce site exceptionnel offre un magnifique point de vue sur la Baie des Anges, où aucun obstacle n’entrave le regard : pas d’arbres, de poteaux ou de parapet…

36 – Ghislaine MONY
Restaurant « Les Palmiers »
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Du temps de mon enfance, cet endroit était un lieu de ralliement pour tout le quartier (notamment les enfants) qui était alors plutôt un village… Je continue à habiter à deux pas de là.

37 – Mohamed CHOUYA
Bon voyage
Mon magasin…

38 – Anne PEGARD
Boulevard Joseph Garnier
J’ai eu le plaisir d’habiter pendant plusieurs années à proximité de ce boulevard bordé d’arbres, avec ses magnifiques immeubles.

39 – Ange SORRENTINO
Quartier des Poètes
C’est l’endroit où j’ai grandi. Les petites rues étaient alors pavées de galets et l’on y jouait au foot avec les copains du quartier. Et il y avait un grand avantage à vivre là : nous étions à deux pas du stade du Ray. On resquillait pour aller voir les matchs avec la complicité bienveillante des « stadiers » qui nous laissaient entrer à la mi-temps.

40 – Rachel FROISSARD
Canal de Gairaut
J’y cours très régulièrement.

41 – Alain MAGURNO
Vieux Nice
Presque toute ma famille habitait le Vieux Nice. Mes pensées vont plus particulièrement à la rue Supérieure, parce que c’est là que je suis né, à la maison, chez ma grand-mère. Depuis le toit, nous voyions tout le Vieux Nice et la mer. Malheureusement elle a été détruite. A la place, il y a un parking…

42 – Corinne COURVOISIER
Avenue Lucie Aubrac
C’est ainsi qu’avec Michel et quelques amis nous avons rebaptisé l’avenue Paul Déroulède…

43 – Tom JONES
Le port
Un « coup de coeur » pour cet énorme potentiel naturel que possède Nice : la Méditerranée. Je suis le plus méditerranéen de tous les anglo-saxons de la Côte !

44 – Anne DISLE

Le Negresco
Un des plus beaux fleurons de l’hôtellerie niçoise dans un cadre enchanteur.

45 – Henri COTTALORDA

Collège Jules Valéri
J’ai choisi le collège Valeri et le quartier Saint Lambert car c’est là que je suis né et que j’ai passé mon enfance, ma scolarité, mon adolescence. C’est là que j’ai enseigné, habité et milité. Le palmier qui se trouve actuellement dans la cour du collège est le palmier qui reste du jardin de la villa de mes parents et autour duquel j’ai appris à marcher. C’est aussi là que j’ai rencontré ma femme à quinze ans et que nous nous sommes mariés à vingt-et-un ans.

46 – Valérie SALVETTI
La fac de Lettres
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Lorsqu’on est fille unique, née à Bastia, et qu’on a une immense envie de liberté et de faire ses propres expériences (autrement !), il faut un bon prétexte. Et sans la fac de lettres, je n’aurais peut-être jamais eu l’occasion de venir habiter Nice. C’est là que tout a commencé, là que j’ai entamé ma « seconde vie » de « jeune adulte » (j’aurais trop de choses à dire, j’arrête là).
Et puis il y a une autre raison, et non des moindres, c’est là que j’ai rencontré Patrick Mottard, mon prof.

47 – Jean-Pierre LAMORT
Les Diables bleus
Cela remonte à mai 1964, le 5 précisément, date où le Ministre des Armées m’a invité à venir faire mon service militaire à Nice. Et j’ai mis les pieds pour la première fois dans cette ville que je ne connaissais pas aux Diables bleus, comme chasseur alpin.
Je suis resté un an dans cette caserne où je faisais le mur régulièrement par la rue Sorgentino, au-dessus de la prison, pour aller en ville voir les belles Niçoises.
Et le hasard de la vie a fait que, quelques années plus tard, j’ai rencontré une belle Niçoise qui m’a donné une belle fille, Elsa, assistante sociale au Conseil général.
Le souvenir que je garde en mémoire de la ville et de l’époque correspond à l’ambiance, aux couleurs, aux odeurs, décrites par Max Gallo dans « La Baie des Anges ».
Et je dois dire que je vais rarement dans ce quartier car je ne le reconnais plus… Mais c’est normal…

48 – Cristina CELDA MIQUEL
La mer
Mon endroit préféré à Nice est la mer elle-même, qui, dans sa spectaculaire ligne droite, nous amène au Vieux Nice, si ressemblant au « Barrio del Carmen » de ma ville natale ou centre historique. Née en Espagne, au bord de la Méditerranée, on se sent chez soi à Nice comme dans toutes les villes du bassin méditerranéen.

49 – Albert DAVY
Avenue Jean Médecin
En fait, un coup de cœur pour un endroit particulier, devant le magasin C&A qui a financièrement aidé notre association qui gère une épicerie sociale et a embauché une de nos jeunes en difficulté.

50 – Marie-Louise BLAISE
Le jardin Albert 1er
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Quand j’ai eu mon fils, je l’emmenais tous les après-midi promener au jardin Albert 1er. Et quarante-huit ans après, c’est au même endroit que je conduis mon petit-fils…

51 – Jean-Pierre FRAY
Cité Universitaire des Collinettes, fac de Droit
C’est là que, fin 1976 ou début 77, je ne m’en souviens plus, j’avais établi mon camp de base chez une adorable Alsacienne née au Cambodge, pour de nombreuses semaines, deux ans je crois. C’était le premier lieu où la mixité et la parité étaient de mise tout en étant interdites par le règlement intérieur. Repas au resto U où j’étais favorisé, amateur de carottes râpées, dimanches gris dans la petite chambre à écouter du jazz, manifs, exubérance et rencontres, dont Patrick, Pierre, René, Pierre-Paul et beaucoup d’autres, la plupart toujours là, sauf Monique, mon Alsacienne, perdue sur des chemins divergents.

52 – Assunta LATELLA
Les Hespérides, avenue Maréchal Lyautey
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Les petits commerces que j’ai tant fréquentés et où j’ai rencontré une merveilleuse amie, Gilberte.

53 – Léonard COTTONE
Temple de l’Amour
J’ai habité à côté… et surtout, c’est là que je me suis marié.

54 – Jeannine VIANO
Le Vieux Nice

55 – Antoine JUSZCZAK
Jardin Albert 1er
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56 – Marie-Ange COURONNE
Le Temple de Diane, parc Chambrun
C’est un lieu unique et merveilleux, envahi, selon les moments de la journée, par le calme (propice à la lecture, aux promenades et aux conversations) ou l’affairement (des plus jeunes). Ma première visite en cette espace semblant échapper au passage du temps a d’emblée suscité en moi une vive et chaleureuse impression qui ne s’est, depuis, jamais évanouie… C’est d’ailleurs par attachement aux pierres et aux arbres de ce « tableau vivant » que nous avons choisi de résider non loin de ce lieu particulier, dans lequel nous venons nous ressourcer régulièrement ».

57 – Salem SOUIAÏ
Place du Doyen Lépine
Valrose. C’est là que je vis, sur la place du Doyen Lépine. J’aime les gens qui la traversent, beaucoup d’étudiants, mais aussi une population très mélangée, comme dans tout Nice nord. C’est dans ce quartier que mes filles sont allées au collège, et, de mon balcon, je peux voir sur le Mont Chauve. Cette place m’apaise.

58 – Nahed MAMI
Parc Carol de Roumanie
Il me rappelle mon enfance, avec mes frères et sœur et mes parents. On allait y faire des pique-niques tous les week-end, et on partageait de bons moments, tous ensemble. Il ne manquait jamais personne. Ce n’était pas comme maintenant où chacun fait sa vie de son côté…

59 – Henri PONTI
La cascade de Gairaut
Pour les souvenirs d’adolescence.

60 – Patricia ALMANZA
Nice Nord
J’y ai toujours habité. Comte de Falicon d’abord, et aujourd’hui Saint Sylvestre. J’y ai de nombreux amis et connaissances. Je suis chez moi.

61 – René DALMASSO
Abbaye de Roseland
C’est un lieu unique. Située sur les paisibles hauteurs de Fabron, c’est un endroit magnifique que je me plais à visiter régulièrement depuis de très nombreuses années. Au-delà de l’extrême beauté du site, il y a une richesse invisible dans ces murs anciens, et qui m’a touché dès ma première visite : son atmosphère, qui m’a toujours été bénéfique au fil des ans…

62 – Martine BLASZKA
Le musée Chagall
Le jardin, avec ses essences méditerranéennes et ses fleurs bicolores (bleues et blanches), puis l’intérieur du musée baigné de cette lumière si particulière à Nice, en font un lieu non seulement culturel mais aussi émotionnel. L’ensemble est parfait et d’une totale réussite, comme le voulait ce grand peintre. Chaque visite est une nouvelle découverte. Je ne me lasserai jamais.

63 – Raymond CORTES
L’église Evangélique, Pasteur

64 – Véronique OLIVI
Le parc Carol de Roumanie
Avec Camille et Richard…

65 – Bernard PAQUIN
Le lycée Masséna

66 – Simone FIGUET
Boulevard Victor Hugo

67 – Patrick BANSART
61 bis, boulevard Gorbella
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C’est là que mon père est arrivé de Paris à l’âge de onze ans avec ses parents. C’est dans les appartements et la cour de cet immeuble qu’il a vécu son enfance. Ce lieu est plein d’histoires qu’il me raconte. Je suis en fait attaché à tout le quartier nord de Nice, du stade du Ray au parc Chambrun, en passant par la place « Saint Maurice », car c’est aussi là que ma mère a grandi dans une villa au bout d’une petite impasse pleine de charme. Nice était pour moi déjà une ville pleine de souvenirs et de chaleur avant que je n’y emménage, il y a cinq ans.

68 – Marion NARRAN

Promenade des Arts
Mon endroit préféré à Nice, c’est l’esplanade en face du théâtre. J’adore la vue, de jour et de nuit. La journée, j’allais y faire mes pauses, quand je travaillais à la bibliothèque, assise sur les marches. Ou je m’y installais simplement pour lire. J’aime aussi la place de nuit, lorsque l’on sort du théâtre. On voit les lumières de la ville, parfois même il y a des danseurs, des spectacles de rue.

69 – Maurice WINNYKAMEN
La Réserve
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J’ai choisi Nice comme elle est, dans son ensemble. Pourtant, moi l’homme de la mer (navigateur, ancien régatier et ex plongeur-sauveteur), je choisirais, s’il le fallait, la Réserve et l’arrière port presque abandonné. Là sont amarrés les bateaux des clubs de plongeurs qui vont découvrir la faune et le flore des fonds dans la baie. De là, aussi, sont prêts à partir pour les missions toujours difficiles et souvent hasardeuses les pompiers marins qui sauveront des vies en mer. Là, enfin, sont les voiliers qui ne sucent pas le ponton 13 mois sur 12, mais dont les plaisanciers naviguent de port en port. Je suis l’un de ceux-là, toujours content d’arriver dans un autre pays, d’y découvrir les habitants et les paysages, mais aussi toujours content de repartir vers d’autres lieux. Pourtant, c’est à Nice que j’ai posé mon sac et, même si j’en quitte les rives, c’est à Nice que je reviendrai, dans ce coin oublié, presque ruiné de Nice, la Réserve.

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4 Responses to Les 69 coups de coeur de Nice Autrement

  1. Claudiogene dit :

    Mais, quelle magnifique idée !!! Bravo à tous.

  2. UN COLISTIER HEUREUX dit :

    C’est vraiment la politique autrement!
    C’est cela que j’aime en Nice Autrement dont je suis fier d’appartenir.

  3. ANTONIN dit :

    Nous sommes tous vraiment multi-culturels autrement.

    ANTONIN

  4. bernard dit :

    enfin une liste qui donne la parole à tous